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Contenus

Onze propositions de stages de contes vous sont proposés selon votre niveau et votre type de recherche.
Si vous souhaitez organiser un stage : nous contacter.
Quelques retours de stagiaires ici.
Les contenus (descriptifs détaillés plus bas) :

1. Découverte de la pratique du conte
2. La parole vivante : débutant, perfectionnement
3. Petites formes orales : débutant, perfectionnement
4. Conte et objet : débutant, perfectionnement
5. L’aventure d’un conte : débutant, perfectionnement
6. Le suspense dans les histoires : débutant, perfectionnement
7. Mémoire et imaginaire : débutant, perfectionnement
8. Parole en chemin - conte et randonnée : débutant, perfectionnement
9. Conte et musique : perfectionnement, avancé
10. Conte en corps : perfectionnement, avancé
11. Le conteur monteur d’images : perfectionnement, avancé

"Je ne vise à rien d’autre qu’à te mettre en possession de ta propre richesse" (Jacques Copeau à Louis Jouvet)
"On n’enseigne bien que ce que l’on apprend soi-même" (Gilles Deleuze)
"Il n’y a que l’instinct qui peut trouver la source de la parole. Il faut écouter. Savoir d’où on parle est plus important que de savoir de quoi on parle." (Claude Régy)

Ateliers et stages proposés

Découverte de la pratique du conte
Nous aborderons dans ce stage les techniques qui autorisent à franchir le pas de l’envie de dire à l’acte de raconter, à se défaire du livre, à oser prendre parole sans le filet du texte en présence d’un public.
Nous chercherons ensemble à découvrir le plaisir très simple que procurent l’abandon à l’histoire, la communauté d’écoute et de présence au moment d’une racontée, la singularité de chaque voix quand elle entre en résonance avec le récit dit, l’instant, et l’auditeur.

La parole vivante
Quand le conteur ou la conteuse parvient à libérer sa parole vivante, la magie opère. La relation avec l’auditoire existe et prend sa place.
La parole vivante naît d’un équilibre en perpétuel déséquilibre (semblable au processus de la marche) entre mot et silence, mouvement et immobilité, parole et écoute, tension et attention.
Elle demande d’acquérir une maîtrise de la structure et de la forme de son histoire, de l’énergie vocale et gestuelle que l’on donne et que l’on contient.
Elle exige de prêter oreille à ce que nous portons en nous et à ce que l’histoire porte en elle.
Elle accueille la perturbation, l’objet, le souvenir, le jaillissement de l’imaginaire.
Elle s’amuse de ses ruses et nous invente des plaisirs partagés d’histoires…

Petites formes orales
Nous travaillerons des petites formes « d’écriture orale », entre mémoire et imaginaire, avec appui de trames de contes, de souvenirs, d’objets, de photos et d’images dessinées, de mots imposés, de textes partagés, d’inspirations musicales.
Nous identifierons les techniques qui ont trait à la construction et au montage du récit, de manière à ce que chacun s’autorise.
Nous aborderons la question de la "forme" (de la partition et de la liberté qu’on peut y trouver dans l’instant), de la mise en je(u), de la mise en corps et en espace du récit. Et aussi tout ce qui fait que dire est un art vivant : la suspension, la présence, la réactivité.

Conte et objet
Ce stage propose un travail sur la notion de « partenaire », d’appui du conteur à travers l’objet.
Nous percevrons comment l’objet peut être un support pour l’imaginaire, aider à la mise en forme d’un conte. Il permet de travailler plusieurs aspects de l’art du conteur : la relation, la concentration, l’attention et les intentions. Il autorise enfin à « déléguer », se décentrer, ne pas travailler uniquement avec l’esprit, et trouver de nouvelles libertés dans la contrainte.

L’aventure d’un conte
Il sera demandé à chaque stagiaire de venir avec un conte de durée moyenne (10/15 minutes) déjà un peu travaillé, mais pas figé, qu’il a envie d’explorer en profondeur. Cette exploration liera intimement le fond à la forme. Elle aura pour objectif d’ouvrir de nouvelles portes d’entrée tant dans le récit pris comme un ensemble, que dans les parties qui le composent, pensées comme une suite d’histoires ayant chacune leur vie propre.
Le conte sera considéré comme un organisme vivant, plutôt qu’un objet figé : il est et restera en quête de nourriture, en perpétuelle croissance, en appel de lien, de relation (avec celui/celle qui le raconte, les auditeurs, le temps de l’aujourd’hui, l’environnement, ainsi qu’avec les racines symboliques, mythiques et intimes qui l’aident à croître). Il ne cesse de se transformer et ce faisant, de nous transformer. Nous deviendrons les héros de notre propre racontée et combattrons sans relâche ce diable : l’ennui.

Le suspense dans les histoires
Suspens, suspensions (dans la langue et le corps), "danse" avec le public, rétention de l’information, "montage" de l’histoire, zones d’ombres laissées au travail de l’imaginaire, dévoilement du secret, danse des sept voiles dans le conte ...
Nous travaillerons tout ce qui peut maintenir le spectateur tendu sur le bord de son siège, comme au moment ou la trapéziste vole dans le vide entre les deux trapèzes.

Mémoire et imaginaire
Le conteur est sa propre bibliothèque sensorielle, son propre fonds documentaire. Pour qu’une histoire prenne vie, il lui faut d’abord être juste pour le conteur. Alors, pourront se cristalliser autour d’elle tous les éléments de mémoire, enfouis dans les territoires intimes, susceptibles de lui donner cœur, tête, et chair.
Il faudra pour cela, au quotidien, et dans notre travail, éveiller et maintenir une posture d’accueil, de curiosité, susceptible de nourrir et d’enrichir la palette mémorielle.
On cherchera à mieux choisir ses histoires, à mettre du proche dans ce qui pourrait nous sembler lointain (des contes parvenus à nous depuis une autre époque et une autre culture) ; mais aussi à garder à distance ce qui pourrait paraître trop intime.
On s’autorisera à mentir avec nos vérités, et à ne dire que des mensonges vrais.
On travaillera avec la mémoire du cœur et des sens, plus que dans le "par cœur" qui porte mal son nom.
On sera enfin en quête de donner à tout cela une forme vivante elle aussi, dans la tension entre le dit et le non-dit, l’anecdote et le sens profond du conte.

Parole en chemin : stage conte et randonnée
Conter se doit d’être aussi simple et naturel que la marche. L’acte de conter procède d’un semblable déséquilibre permanent qui retombe toujours sur ses pieds.
Au cours de ces quelques jours de stage, on travaillera tant en salle qu’en plein air. Au programme : randonnée (2 heures/jour environ), exercices collectifs d’éveil du corps sensitif, de la voix, du souffle, de la concentration, de la détente, de l’écoute, travail spécifique sur le conte, prise de conscience de l’importance du lieu de la racontée. Nous conterons dans des clairières, sur des chemins, au pied d’un arbre, dans un champ ...

Conte et musique
Depuis plus de dix ans, Philippe Sizaire travaille en musique. Mais la musique pour lui se doit de n’être pas simple accompagnement, ou pire - "illustration". Le conteur et le musicien sont sur un même radeau, complices de la racontée du récit. La parole elle-même est par nature manifestation musicale, issue de cordes vibrantes, elle est souffle prenant forme de son, une atténuation du chant qui lui-même est domestication du cri. Peut-être importera-t-il de remonter ensemble à la source.
Nous aborderons les différentes modalités de relation entre conteur et musicien, parole et musique. Nous travaillerons en laboratoire sur des petites formes "exploratoires" permettant au conteur et au musicien de manifester ensemble une présence vraie entre silence, parole, chant et musique, mouvement et immobilité...

Conte en corps
On reçoit souvent désormais les mots d’un conte d’un livre, et non de la transmission orale. Mais les mots dits ne suffisent pas à faire (re)vivre l’histoire. Le conteur n’est pas un bavard. Il faut donner aux mots souffle, coeur, chair, muscle, estomac, mouvement, nerf, conscience, perceptions, mémoire, présence, devenir.
Par-delà les mots, nous ne cessons de "donner des signes". Il est intéressant d’en être plus conscient et de savoir mieux quels signes nous échappent, à l’aide de quels signes on s’exprime, car en racontant on dit souvent malgré nous autant de choses de nous-même que de l’histoire racontée.
Nous tenterons de nous éloigner du geste parasite, qui distrait, pour aller vers le geste poétique, qui touche le spectateur dans sa zone sensible. Paradoxalement, c’est quand on sera présent de la manière la plus juste à son corps et à soi-même que l’on disparaîtra, pour ne laisser voir aux spectateurs que l’histoire.
On pourra alors commencer à l’instar des marionnettistes à "montrer son art sans montrer sa personne" (Claire Heggen).
Pour aider à la conscience du corps, du mouvement, de la précision, nous travaillerons ponctuellement à l’aide de l’objet ou de la marionnette, pris comme un "chemin vers", davantage que comme une fin en soi. Ils permettront "d’objectifier" certains problèmes et certaines pistes.

Le conteur monteur d’images : techniques d’écriture orale
Le conteur est sa propre caméra, ses propres acteurs, son propre scénariste, son propre cadreur et son propre monteur. Mais chaque "projection" de son conte est unique ...
Nous explorerons dans ce stage les techniques cinématographiques qui peuvent se mettre au service du conteur, en particulier celles qui ont trait à la construction du récit, de manière à donner à chacun une liberté supplémentaire dans l’acte de conter, et à l’accompagner dans sa recherche d’une écriture orale qui lui est propre.

Si vous souhaitez participer à un atelier, ou en organiser un, n’hésitez pas à nous contacter en nous précisant
- votre nom
- votre contact mail / téléphone + ville
- si vous êtes une association, une autre structure ou simplement si vous nous contactez à titre individuel
- votre expérience artistique (même minime, ou amateur) antérieure
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